Lettre d’information n°11 – août 2014

  MT Énergéthiquement vôtre

     Comme vous le constaterez ci-dessous, il y a ceux qui bougent et ceux qui non seulement ne bougent pas, mais font tout pour empêcher de bouger. Votre choix est sans doute fait : n’hésitons pas à aller piocher chez les premiers les bonnes démarches pour y arriver. Profitez de notre page pour vos questions que nous poserons lors de notre voyage en Allemagne, cet automne. 

Très bonne lecture

Energitorial

Croissance : Vive le sapeur Camember !

     Rien ne va plus : la faute à la croissance « qui n’est pas là ». Voilà la rengaine qui nous est servie par tous ceux qui comptent dans le monde : hommes politiques, économistes, chefs d’entreprise etc. et jusqu’à ma crémière, qui l’a entendu à la télé. Pas de croissance, c’est moins d’emplois, moins d’impôts à rentrer dans les caisses de l’état, moins de capacité d’investissement etc. Vous connaissez la chanson. Je ne vais pas m’en prendre à la Croissance, tout d’un bloc. C’est vrai que ce n’est pas désagréable et que cela donne quelques marges de manœuvre supplémentaires. Mais, si nous analysons les mécanismes de certaines croissances, on doit quand même s’interroger, surtout quand elles tendent à devenir largement prédominantes. La recette de la croissance tiendrait dans les deux mots-miracles que semblent être « innovation » et « compétitivité ». Voyez sur deux exemples frappants où cela nous mène :

  • L’économie de l’amiante, innovation du XIXe sc. Pendant plus de cent ans, elle a créé des centaines de milliers d’emplois dans le monde et généré d’énormes profits. On savait bien qu’il y avait quelques inconvénients, jusqu’au jour où il a fallu se rendre à l’évidence que les dégâts étaient immenses, et tout est passé à la trappe. Tout ? Pas tout à fait : les dégâts sont tels (on annonce encore 100 000 morts prématurées en France d’ici 2050) qu’ils sont eux-mêmes un facteur de croissance ; recherche médicale sur les pathologies de l’amiante, médicaments et équipements médicaux, séjours hospitaliers, interventions médicales. On dirait presque une aubaine (comptable, puisque le PIB est le critère de la croissance), si chacun n’avait pas le vague sentiment que quelque chose « cloche ». C’est un exemple parmi beaucoup d’autres hélas : l’ « avantage » économique de ces innovations plébiscitées par le monde financier est qu’elles engendrent rarement aujourd’hui des maladies aigües (encore que), qui tuent rapidement des foules importantes. Ce sont surtout des maux chroniques (cancers, diabètes etc.), qui mettent du temps à se déclarer, durent longtemps (ce qui ne remet pas en cause l’allongement de la durée de la vie, autre indicateur tabou) au prix d’une énorme croissance… des dépenses médicales, donc… au bénéfice de la croissance tout court (vive le PIB !). Tout serait ainsi pour le mieux dans le meilleur des mondes, comme dirait ce cher Aldous (Huxley). Et, si j’osais, je dirais que, par chance pour les enragés de la croissance, il y a beaucoup d’autres cas similaires, où les plus optimistes n’hésitent pas à dire que peut-être, in fine, les « avantages » l’emportent sur les inconvénients, le bilan est globalement positif. Dommage pour les victimes des inconvénients…
  • Le second exemple est tiré des stratégies ordinaires de la compétitivité, pour lesquelles sont encensés (et grassement rémunérés) les géniaux managers qui s’y livrent sans modération. Il s’agit de « sourcer » des produits de consommation (textiles, ustensiles, appareils divers et maintenant alimentation) dans des pays à bas coût de main d’œuvre, parce que le niveau de vie y est misérable et que les conditions de travail y confinent parfois à l’esclavage, sans aucune considération sociale (se rappeler le Rana Plaza, au Bengladesh.) Ces produits dont le prix est initialement, malgré les marges, bien moins élevé que celui des produits similaires fabriqués dans les pays « riches » (qui ont aussi leurs très pauvres) ont, dans ces derniers pays, stimulé la consommation, grâce au savoir-faire de la distribution moderne. On achète plus que de besoin… et on jette sans regarder, en s’apercevant à peine que la qualité n’y est pas : aucune importance, « c’est pas cher ! » Et là aussi, malgré les dommages causés aux producteurs des pays consommateurs, qui finissent par disparaître, comme nous le constatons depuis vingt ans, le PIB s’en porte bien : le négoce, le commerce, les transports, les filières de traitement des déchets etc… Au moins dans un premier temps, tant que les consommateurs ont encore les moyens d’acheter. Et ça finit par coincer, nous y sommes, après tout un cycle de consommation effrénée des ressources, pour des biens très peu durables, qui vont maintenant jusqu’aux automobiles et autres biens d’équipement, conçus avec obsolescence programmée « pour faire tourner la machine économique » et la sacrosainte croissance.

     Et l’énergie là-dedans ? Elle est sous haute contrainte : en effet, la consommation d’énergie a toujours suivi la hausse du PIB, avec, bien sûr, des gains de productivité, et maintenant, espère-t-on, une baisse des émissions de CO2 (?), ce qu’on appelle le « découplage ». C’est bien encore « l’Arlésienne », qu’on attend toujours sans qu’elle arrive jamais. Même l’économie de l’information, dématérialisée, est grosse consommatrice. Avec cette pression incessante de la croissance, on finit par faire feu de tout bois, même du pire, avec, pour le coup, à côté du développement formidable des énergies « propres », celui, inévitable, d’énergies dont l’effet cumulé devient dangereux.
Nous sommes dans la situation du sapeur Camember, qui n’en finit pas de creuser un nouveau trou plus grand que le précédent pour y enterrer la terre qu’il en a sorti. Vous ne voyez-pas ? C’est la Croissance : de l’occupation pour tout le monde (?), de plus en plus pour pallier les dégâts causés précédemment !

camember2

L’énergie juste !

Sommaire

1.    Les projets de nos territoires

Un petit tour des chantiers des maisons solaires.
Les serres agricoles sortent de terre ; la plateforme bois-énergie n’en est plus très loin.

2.    La transition en France et dans le monde

Delendum est RTBA : analyse du blog de Benoît Praderie
Le Village Bioénergies est mort, mais son créateur est bien vivant : Hommage à André Piéltain
Toujours la contribution des centrales nucléaires françaises au réchauffement climatique.

3.    Chroniques de la transition heureuse

Électricité 100% renouvelable : l’Allemagne sait en détail comment elle peut y parvenir.

4.    A vous de jouer !

Réduire sa facture d’électricité

1.    Les projets de nos territoires

Le Gouray
Le groupe de maisons du Gouray

SaintGilles
et celui de Saint Gilles du Mené

  Sonnenhaus  Un petit tour des chantiers des maisons solaires.

     Ils étaient bien entendu à l’arrêt ce mois-ci, et nous avons pris le temps d’aller voir où ils en étaient. Le moins avancé est celui de Saint Jacut, dont les murs sont montés, et nous avons parlé le mois dernier du plus avancé, celui de Collinée, hors d’eau et hors d’air. La deuxième tranche se profile à l’horizon, puisque les appels d’offres de travaux sont sur le point d’être lancés. Ces constructions devraient s’engager dans la foulée de la première tranche.

serres
Les serres sur le site de Géotexia

plateforme
et les fondations de la plateforme bois-énergie

 ciné  Les serres agricoles sortent de terre ; la plateforme bois-énergie n’en est plus très loin.

    Peu à peu, les projets émergent. Ils ne sont pas tous spectaculaires, mais contribuent tous à une exploitation des ressources énergétiques en cohérence avec les besoins :

  • Les serres seront à la disposition d’un atelier d’insertion qui a vu le jour sur le territoire. Ce sont les stagiaires qui sont en train d’équiper le site. Il s’agit d’utiliser la chaleur produite par l’unité de méthanisation Géotexia. Pour des raisons d’acceptabilité, cette installation avait été reléguée un peu loin des points de consommation de chaleur, notamment des villages qui auraient pu se chauffer.
  • La plateforme bois-énergie intercommunale se dessine, pour l’instant à la surface du sol… Nous l’attendons avec impatience pour apporter de la souplesse dans la gestion de la ressource. Mais l’intention n’est pas de stocker 25 ans de besoin de bois. Au total, deux ans est un grand maximum, sous peine de voir le bois se dégrader et perdre son contenu énergétique.

(Photos PS, un ami lot-et-garonnais de passage dans le Mené)

2.    La transition en France et dans le monde


avions
Il y avait déjà le RTBA pour les avions
(2 à 3 Mirages 2000 au tapis par an)

station radar
et également les stations radar ( rayon 30 km)

centrale
sans oublier les centrales nucléaires (rayon 10 km : 1/2 département au total)

hélicoptère
et maintenant, les hélicoptères : 60% du territoire neutralisés !

 Putsch Delendum est RTBA : analyse du blog de Benoît Praderie

     Benoît Praderie est un chef d’entreprise du domaine de l’éolien, qui semble assez introduit dans les milieux institutionnels et fait, depuis des années, paraître des textes dans des médias plutôt de gauche, où il dénonce sans relâche les obstacles sans nombre que les instances politiques et administratives élèvent inlassablement contre le développement de l’éolien terrestre. Manifestement, ses alertes, comme les nôtres, semblent complètement dénuées d’effet, tout au contraire. Son texte, paru sur le site Mediapart le 31 juillet dernier (signalé dans notre revue de presse biodégradable), en apporte encore une preuve de plus : non seulement l’armée de l’air française n’a pas du tout l’intention de lâcher quoi que ce soit des zones de limitation et d’exclusion déjà inscrites dans la loi et la réglementation (RTBA, périmètres radar et… centrales nucléaires), qui couvrent 15% du territoire, mais elle a l’intention, subrepticement, d’y inclure tout un ensemble de zones où sont susceptibles de s’entraîner ses avions et hélicoptères. On atteindrait alors une superficie interdite de près de 60% du territoire national.

     Autant dire que ce « putsch » à froid signe la mort de l’éolien terrestre. Contrairement à Benoît Praderie, dont on pourrait dire qu’il défend les intérêts de son business, je n’ai aucun intérêt dans le domaine : on parle ici de se priver de plusieurs dizaines de GW de puissance installée (l’équivalent de 10 à 20 tranches nucléaires), avec des coûts de production très raisonnables. Ce blog, peut-être paru au mauvais moment en pleines vacances, n’a rencontré aucun écho dans les médias, et seulement trois réponses, un mois plus tard.

     Voilà une bonne nouvelle de plus pour nos grands groupes de l’énergie, qui vont pouvoir, tout à loisir, poursuivre, dans le cadre de la loi de transition énergétique, bien sûr, le « renouvellement » du parc nucléaire et la multiplication des éoliennes offshore : plus c’est cher, mieux ce sera pour eux. Tout sera mis en œuvre pour que le consommateur ait autant de choix que dans les stations-service d’autoroute..

   

 AP Le Village Bioénergies est mort, mais son créateur est bien vivant : Hommage à André Pieltain !

     Alors que Innov Agri 2014, la grande fête du machinisme agricole au champ, s’ouvre en ce début septembre à Outarville, au nord d’Orléans, nous avons une pensée émue et chaleureuse pour celui qui a été son créateur, avec cette petite merveille qu’était le Village Bioénergies : trois jours durant, pendant que, tout autour, se déchainaient les grosses mécaniques agricoles, au centre du campus, tel le petit village gaulois, le grand chef Piéltain(ix) menait inlassablement le combat des énergies renouvelables dans le monde agricole, et dans le monde en général. Soutien sans faille, dès l’origine, de l’huile carburant, c’est tout simplement qu’il nous invita, au Village, lors de l’édition 2006, alors que le Mené engageait juste sa démarche vers les 100% énergies renouvelables. Ainsi se tissèrent des liens d’amitié demeurés très solides, et nous avions pris nos habitudes au Village, tous les deux ans.

     Puis André est parti à la retraite, montant encore l’édition 2012. La France Agricole venait de changer de mains, tombant dans celles d’ennemis résolus de l’huile carburant : trop local, pas assez industriel et ne permettant pas de superprofits. Nous ne sommes pas étonnés que le village ait fini par passer à la trappe, non par quelque romain qui l’aurait vaincu avec panache ou acharnement, mais par des financiers qui ont fait main basse dessus : symptôme de toute une époque. Mais, comme le disait Geronimo, le dernier grand chef apache, vaincu par les gringos : « Quand le dernier arbre aura été abattu – Quand la dernière rivière aura été empoisonnée – Quand le dernier poisson aura été péché – Alors on saura que l’argent ne se mange pas. »

 serre  Toujours la contribution des centrales nucléaires françaises au réchauffement climatique.

     Un correspondant me fait remarquer qu’une grosse partie de la dissipation de l’énergie thermique émise par les centrales se fait directement ou indirectement par vaporisation d’eau, notamment dans les tours de refroidissement. Or la vapeur d’eau est le premier gaz à effet de serre par ordre d’importance dans le processus de « réchauffement » climatique. Elle joue un rôle vital dans l’équilibre thermique de la biosphère. C’est donc, à côté du stockage d’énergie par chaleur latente de vaporisation, relaxée lors de la condensation, un deuxième mécanisme de réchauffement imputable aux centrales nucléaires.

     Je n’ai pas le temps d’approfondir ce point, un peu éloigné de mes préoccupations actuelles, mais je suis très intéressé par toute évaluation de ce point, où sont à prendre en compte les effets de serre de la vapeur d’eau sous ses formes transparentes et nuageuses, et la durée du cycle de la vapeur d’eau dans l’atmosphère, de son émission à sa précipitation. Il me semble cependant que le taux de vapeur dans l’atmosphère doit être assez stable, dépendant d’un équilibre physico-thermique courant dans l’atmosphère : vapeur d’eau/nuages/précipitations. Merci de vos lumières, qui vont peut-être donner un éclairage moins favorable sur le rôle des centrales nucléaires dans le réchauffement climatique.

3.    Chroniques de la transition heureuse

Kombikraftwerk

 Armes   Électricité 100% renouvelable : l’Allemagne sait en détail comment elle peut y parvenir.

     Ce mois d’août a vu la parution du rapport final de l’étude Kombikraftwerk, engagée depuis 2007 par un ensemble de dix grands instituts de recherche et entreprises allemands. Ce n’est pas un plan d’actions, mais l’étude très approfondie d’un scénario tout à fait plausible, qui prend en compte à la fois tous les paramètres et contraintes, mais également des objectifs très ambitieux en matière de résultats : la stabilité locale de l’approvisionnement d’électricité, dans les limites de variations normatives (en tension, fréquence et phase), la capacité à redémarrer après un incident majeur, pour un système de production très disséminé etc. L’étude a procédé, sur la base de plusieurs expérimentations à grande échelle en cours sur des territoires allemands, à une simulation numérique très fine de l’ensemble du système électrique national, en prenant en compte de nombreuses années de données météorologiques

     Est notamment traité le problème constitué par l’éloignement d’une partie importante de la production (éolien offshore dans les mers nordiques, éolien terrestre des régions nord) et des points de consommation qui ont plutôt tendance à se localiser au sud du pays. Une nouvelle infrastructure, comportant des lignes de transport et des installations de stockage, vient réaliser l’adaptation entre le système de production et la nébuleuse de la consommation, dont le nuage est plus ou moins dense selon les régions.

 
ScenarioReseau

     Le Kombikraftwerk (centrale électrique combinée) est un concept consistant dans l’association d’installations de production diversifiées et disséminées, de points de consommation et d’installations de stockage d’énergie, gérés par un système d’information intelligent (de type smartgrid).

Kombikraftwerk

     Comment le scénario de l’étude traite-t-il la question du stockage, qui est une des nouveautés-clé en réponse au problème de l’intermittence ? Trois types de dispositifs sont prévus :

     •    Des batteries d’accumulateurs, disposées sur 1/3 des installations PV domestiques, à raison de 2 kWh par kW installé. Ceci représente 55 GWh au total.

     •    Dans les régions qui s’y prêtent, des stockages hydrauliques par pompage/turbinage.

STEP

     •    Dans les autres régions et en complément, des installations de conversion de l’électricité en gaz.

P2G   

     Il ne nous est pas possible de donner ici plus qu’un tout petit aperçu de cette étude remarquable et très encourageante, contrebattant notamment tous ceux qui claironnent qu’il n’est pas possible d’alimenter un grand pays industriel à 100% par l’électricité d’origine renouvelable. Ce dernier tableau fait le bilan énergétique annuel des diverses productions et consommations, et du stockage.

données-clé

     On notera que l’éolien terrestre compte pour 35%, le PV pour 20% et les stockages pour 5%. L’éolien offshore ne compte que pour 18%. Ce nouveau système va bien sûr nécessiter d’énormes investissements, sur les trente prochaines années, qui ne sont pas chiffrés dans ce rapport technique. Mais, pour faire une comparaison, le simple remplacement de la capacité nucléaire française, tel qu’inscrit dans le projet de loi de transition énergétique (plus de 60 GW), sans aucune autre modification de système, ni prise en compte des coûts de démantèlement, va coûter plus de 300 Mrds d’Euros.

     Il y a peu de chances que vous trouviez dans vos médias habituels, même spécialisés, de comptes-rendus de cette étude, tout d’abord parce qu’elle est en allemand, langue délaissée chez nous, et les Allemands n’ont aucune raison de faciliter sa diffusion. Notons que, depuis sa parution, elle fait l’objet de nombreux articles dans les médias internet anglo-saxons. Mais la principale raison de ce black-out est sans doute que, chez nous, c’est bien connu, le débat sur la transition a déjà eu lieu (?), que nous avons un projet de loi de transition énergétique (comment transiter en rond, en donnant l’impression qu’on avance ?). Il serait donc très mal venu de donner l’impression qu’on est peut-être passé à côté de quelque chose, ce qui pourrait empêcher de continuer à massacrer notre potentiel éolien terrestre, dont on voit l’importance dans le futur mix énergétique allemand. Dormez tranquilles, les « experts » et les technocrates parisiens pensent pour vous, avec le soutien actif des lobbies industriels !

4.    A vous de jouer !

guide

 lol  Réduire sa facture d’électricité

     Vaste programme, comme aurait dit le brigadier ! Mais c’est pourtant par là que tout commence : « l’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas » (art. 1). C’est tout le sens de ce guide pratique publié par l’ADEME au mois de juillet. Bien sûr, pour économiser, il faut parfois commencer par… dépenser, en achetant des équipements plus performants ou mieux adaptés, mais c’est pour une double bonne cause : économiser l’énergie et… relancer la croissance par la demande. Tout le monde s’y retrouvera donc, même si cela peut être cher de faire des économies. Il y a aussi énormément de conseils très judicieux et d’informations inattendues sur nos modes de consommation : du pain sur la planche, parfois au-delà du simple bon sens.