Lettre d’information n°3 – décembre 2013

Energitorial

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2013 : l’énergie, hélas. 2014 : l’énergie, que diable !

La plupart d’entre vous vont recevoir la lettre en tout début d’année. Nous sommes désolés de ce léger décalage, mais nous poursuivons la mise en place de nouveaux outils de réalisation et de diffusion qui nous demandent pas mal de mise au point. Le résultat devrait suivre rapidement et cela permettra de vous donner, sur un site dédié, l’accès à d’autres ressources, à d’autres ambitions, pour tous ceux qui prennent conscience des enjeux et souhaiteraient aller plus loin que la seule lecture d’une newsletter mensuelle.
Comme nous l’évoquons dans cette lettre, 2013 va sans doute laisser le souvenir, pour ce qui concerne la transition énergétique hors des énergies fossiles et fissiles vers les renouvelables, d’une année pour rien, où la France aura continué à laisser se creuser l’écart, même en franc décrochage du peloton des pays qui, d’ici 2050, auront réalisé cette transition. Nous ne pouvons abandonner ce terrain, sous peine de tomber dans une dépendance économique et politique à long terme des pays détenteurs des ressources que nous consommons sans les posséder (qui est déjà largement notre situation), et de nous exposer au grave danger de l’accident majeur, de plus en plus probable avec le temps qui passe, qui anéantira toute notre vie économique et sociale, voire plus.
Donc, souhaitons pour 2014 un ciel plus propice, une prise de conscience enfin accentuée de ces « élites » qui vivent dans les mondes virtuels des bureaux de leurs grands organismes, sans pour autant qu’il nous faille attendre un nouvel avertissement dont l’ampleur pourrait nous échapper. Nous continuerons à y œuvrer avec vous, si vous le voulez bien, en essayant de vous apporter nos modestes moyens et compétences pour vous aider à concevoir et réaliser des stratégies et des projets pour vos territoires, sur le terrain.

L’énergie juste !

Sommaire

1.    Les projets de nos territoires

Les études de territoires

2.    La transition en France et dans le monde

2013 finit bien mal pour les énergies renouvelables en France.
Mais de bonnes nouvelles pour le stockage de l’énergie.

3.    Chroniques de la transition heureuse

4.    A vous de jouer !

Ça bouge dans le bâtiment !

1.    Les projets de nos territoires

LDD
Des territoires ruraux…
JLH
mais aussi plus urbanisés et industriels,
JLH
ou côtiers et touristiques.

  LUN Les études de territoires

Depuis cinq ans, les étudiants du Master 2 « énergies nouvelles et renouvelables » de l’Université de Nantes (Département de Physique) travaillent sur les problématiques de territoire. A côté de tout un enseignement proche de la physique (dispositifs convertisseurs de l’énergie solaire, stockage électrochimique, filière hydrogène et matériaux dont une grande partie des enseignements est assurés par chercheurs et enseignants-chercheurs de l’Université de Nantes spécialistes de ces domaines) et de la thermique-énergétique (maîtrise de l’énergie, bilans énergétiques d’applications diverses, bâtiments, véhicules, dimensionnement et intégration des systèmes énergétiques), une présentation approfondie des grandes filières des énergies renouvelables est faite par des ingénieurs professionnels de ces filières, ainsi qu’une approche des démarches territoriales permettant leur mise en œuvre.
Une partie de l’évaluation porte sur une étude territoriale, à l’échelle d’une communauté de communes française, mettant en regard les ressources renouvelables locales et les besoins correspondants, pour dégager des pistes permettant au territoire de diminuer sa dépendance vis-à-vis des énergies fossiles (et souvent avec la perspective de l’annuler). Au fil d’une cinquantaine d’études, une méthodologie s’est peu à peu mise au point. L’accueil des collectivités est très variable, mais soyons sûrs que, le moment venu, ces approches prendront toute leur valeur. Elle peuvent s’inscrire dans le cadre d’élaboration de PCET, mais permettent de passer immédiatement à l’action : le plus tôt est le mieux, quand on constate la difficulté pour mener à bien en France des projets d’énergies renouvelables. Mais le temps viendra.
Nous aurons prochainement l’occasion de présenter à nos lecteurs intéressés le détail des outils ainsi développés.

2.    La transition en France et dans le monde

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Du « made in Europe » piloté par l’Asie

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Le premier bénéficiaire de la CSPE : EDF EN  centrale PV de Toul 365 ha

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Et la suite de la rente qui se profile, avec le plein soutien de l’état

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Après de multiples problèmes de béton, les équipements. Aujourd’hui, le pont roulant au-dessus du réacteur

 waterloo 2013 finit bien mal pour les énergies renouvelables en France.

•    Le photovoltaïque est de nouveau en panne, tout au moins dans une grande partie nord du pays, moins ensoleillée. Les tarifs de rachat ont baissé exagérément et tout a été fait par le gouvernement pour gêner l’entrée des produits (panneaux et onduleurs) bon marché (et de bonne qualité) disponibles sur le marché mondial, grâce auxquels de nombreux pays, même nordiques, parviennent aujourd’hui à la « parité réseau » (le kWh PV produit chez soi au prix du kWh réseau). Ces dispositions étaient censées préserver une filière industrielle « française » face à un dumping chinois, mais les quelques entreprises françaises produisant encore des panneaux sont même aujourd’hui incapables de fournir des produits estampillés « made in Europe », plus chers que leurs concurrents mondiaux, mais bénéficiant de tarifs préférentiels de rachat. En effet, le « made in France », sauf produits « exotiques » très coûteux, est impossible, parce que nous ne produisons pas de capteurs/cellules PV. Les quelques producteurs résiduels de panneaux PV en France, en fait des assembleurs de composants, doivent s’approvisionner chez des fournisseurs de cellules européens, pour pouvoir prétendre au « made in Europe ». Ils le faisaient notamment auprès de la société allemande QCells, qui, suite à une faillite due à sa mauvaise gestion, a été rachetée par un Coréen et s’appelle donc désormais Hanwha QCells. Cette société vient de couper brutalement ses livraisons à ses clients/concurrents, notamment la société de Lannion, Sillia, qui jusque-là semblait s’en sortir à peu près. Adieu donc panneaux français « made in Europe », et s’ils reviennent (quand ?), ce sera plus cher. Si on calcule ensuite avec les coûts de raccordement et le tarif de rachat national indifférencié, on va monter encore moins d’installations de production photovoltaïque dans une très large moitié nord, partout où l’ensoleillement ne permet pas d’amortir l’investissement dans des délais raisonnables (disons de l’ordre de 10 ans.) Pour information, il s’est installé environ 50 GW de puissance PV dans le monde en 2013, dont guère plus de 0,1% en France…

•    L’éolien est en panne, parce que, on l’avait oublié, l’arrêté tarifaire de 2008 est attaqué depuis sa promulgation et il est maintenant sous le coup d’une annulation qui va intervenir dans les prochaines semaines, avec la menace d’un effet rétroactif… C’est le cadeau de Noël du collectif Vent de colère, qui, avec la complicité de la nonchalance de l’administration française, a réussi son coup, au bout de cinq ans d’efforts. Une longue histoire, puisque l’arrêté de 2008 avait lui-même été pris suite à l’annulation de celui de 2006, sur action des mêmes. C’est une pure question de procédure durablement non respectée par la France. Si ce n’étaient les enjeux pour des entreprises et le système énergétique français, complètement à la traîne, on pourrait dire qu’il y a là du comique de répétition. Comment notre administration, la plus nombreuse du monde, et la plus qualifiée, n’arrive-t-elle pas à faire passer des arrêtés tarifaires bons du premier coup ? Nous allons en être au troisième épisode, alors que, pendant ce temps, l’Allemagne a réussi, avec une seule loi, EEG, datant de 2000, à installer 35 GW de capacité éolienne (France cinq fois moins). Il est vrai que les Allemands n’ont pas la chance d’avoir ein herrliches Kollectif « Wutwind », épaulé par un ancien président de la république et tout un aréopage tiré de nos élites. Mais surtout, on doit y revenir, plus de la moitié des éoliennes appartiennent à ceux qui habitent au pied. Le fond de l’histoire, c’est que tout est bon pour ne pas développer l’éolien terrestre en France. Il y a consensus de l’administration, qui déploie là toute son impéritie, des conglomérats dont les intérêts sont dans les installations de production concentrées (surtout, le moins de local possible), et des politiques, qui « comprennent » très bien les soucis des « industriels ». Mais attention, malheureux investisseurs : l’avis de la CJUE (cour de justice de l’union Européenne) ouvre la voie à l’obligation de remboursement des sommes indues…
Egalement une petite incidente budgétaire « amusante » : la requalification par la CJUE de la CSPE en ressource d’état alourdit de 6 Mrd€ le poids de l’état sur l’économie : le taux de prélèvements obligatoires va ainsi, pour 2013 allègrement dépasser les 47%. Ce qui avait été évité avec les calamiteuses CVO (contributions volontaires obligatoires, votées par le parlement), que la CJUE avait, au mois de juin, exclues des interventions et ressources d’état.

•    Pendant ce temps, la CSPE n’en finit pas de grimper (+ 22% au 1er janvier 2014), pour atteindre 16,5 €/MWh (au total environ 6,2 Mrd€ en 2014). Ceci sert bizarrement de prétexte aux anti-éoliens pour crier haro sur le baudet « éolien », qui coûterait de plus en plus cher et enrichit les riches investisseurs, sur le dos des malheureux consommateurs/contribuables (on ne sait plus trop). En fait, comme nous le détaillons plus bas, le prix moyen de rachat du MWh éolien s’établit, sur la durée des contrats, à 70 € (et non 82 €, qui est le prix maximum : voir sur ce sujet l’avis de l’ADEME de novembre 2013), soit 15 € au-dessus de ce qui est appelé le prix de gros, et 39 € en dessous du coût de production de l’EPR de Flamanville. En revanche, pour quatre fois moins de production, le photovoltaïque ramasse trois fois plus de CSPE que l’éolien (chiffres 2012), mais personne n’en parle, parce que le principal bénéficiaire (pour les 2/3, soit plus de 1 Mrd€par an) en est… EDF soi-même, par l’intermédiaire de sa filiale Energies Nouvelles. Alors, pas de « Soleil de colère »…
o    Sur la question du prix de rachat de l’éolien terrestre, il faut aller lire l’avis de l’ADEME de novembre 2013 consacré au sujet (cliquer ici)
o    Pour comprendre le détail de la CSPE et de son évolution, il faut se reporter à l’abondant mais très clair document du 18 novembre 2013 (cliquer ici)
o    Enfin, l’impact des projets pharaoniques de parcs éoliens offshore en cours sur la CSPE, pour environ 3000 MW, sera de l’ordre de 1,5 Mrd€ par an, soit sensiblement deux fois plus que celui de l’éolien terrestre, pour une production deux fois plus faible. Comme disait l’autre, chaque € prélevé sur la facture du consommateur ou le contribuable doit être le plus efficace possible… pour les conglomérats de l’énergie.

•    D’ailleurs, EDF EN vient d’être condamné à 13,5 M€ d’amende, sur assignation par la société Solaire Direct, pour abus de position dominante : « EDF a créé une confusion dans l’esprit des consommateurs entre son activité de service public de fourniture d’électricité et l’activité de sa filiale photovoltaïque », explique dans un communiqué l’autorité de la concurrence. Aujourd’hui EDF EN prospère, aux frais du consommateur/contribuable, pendant que les entreprises engagées dans les projets de terrain soit ont disparu, soit, comme Solaire Direct, ont réussi à s’implanter sur des marchés étrangers, beaucoup plus accueillants et corrects (fair, comme disent nos voisins britanniques, c’est-à-dire sans tricheurs, ou avec moins…)

•    Pour revenir à l’éolien, la palme de l’information revient à Jean-Michel Bezat, dans le journal Le Monde du 20 décembre. Reprenant les termes de François Hollande : « Je souhaite que les modes de soutien aux énergies renouvelables soient revisités de façon à ce que chaque euro prélevé sur la facture des consommateurs soit le plus efficace possible et favorise la création de champions énergétiques nationaux. », il écrit : « Ce que le gouvernement a fait pour l’éolien en mer, où il existe un tarif de rachat (environ 200 euros le MW) et une filière industrielle derrière Alstom et Areva. » Il est clair qu’il est beaucoup plus avantageux pour le consommateur d’acheter, contraint et forcé, de l’électricité à 200 €/MWh qu’à… 70 €. On vous fera gober n’importe quoi. Et nous attendons la révolte du collectif Vent de colère contre ces projets qui ont été « légalement » réservés aux conglomérats électriciens (EDF, GDF Suez, Iberdrola) et industriels français (les autres n’ont même pas essayé de présenter des dossiers), qui ont bien veillé à s’entendre sur leurs marges nettes (20% sur capitaux propres investis), dans le cadre non de tarifs réglementés, comme l’indique JM Bezat, mais d’appels d’offres pour les happy fews qui, bien sûr n’en ont jamais parlé entre eux… mais tous sont contents. Quant à la filière industrielle nationale, attendons la fin… Il y a bien loin des grandes annonces et des départs la fleur au fusil aux victoires attendues qui se transforment souvent en défaites cuisantes (voir l’expérience d’AREVA – déjà -, au début des années 2000).

•    Enfin, pour couronner le tout, le fleuron de notre système énergétique, le réacteur EPR de Flamanville, n’en finit pas d’accumuler les retards et les surcoûts, pour tout un tas de raisons (travail clandestin entre autres), mais surtout à cause de malfaçons répétées, dont au moins certaines sont heureusement détectées par les organismes de contrôle. Le démarrage en 2016 risque d’être problématique, sauf, bien sûr, si, en haut lieu, on décide qu’il n’y aura plus de malfaçons… ou tout au moins de détections de malfaçons. Ils ont en effet tous en tête la menace : si le chargement du réacteur ne se fait pas avant le 10 avril 2017, le décret de création sera caduc, et toute une procédure sera à remettre en route. A ce moment-là, ni renouvelables, ni EPR, il y aurait quelques soucis… sur fond de campagne présidentielle.

Même les bons élèves de la classe, bon esprit, bien avec tout le monde, comme le CLER, commencent à s’émouvoir de la politique énergétique qui se dessine (en creux) dans le projet de loi de programmation de la transition énergétique publié le 11 décembre. En fait, c’est un grand trait tiré sur les quelques résultats du Débat National sur la Transition Energétique, auquel ces braves garçons étaient tout heureux qu’on leur ait proposé des strapontins… qu’ils ont occupé avec empressement.
Nous sommes toujours, en France, sur la même rengaine : le tout renouvelable ça ne marche pas ; vive le nucléaire ! Qui pense vraiment que tous les pays européens qui vont à l’inverse partent dans le mur : Allemagne, Autriche, Espagne, Suisse, Danemark, Portugal notamment, qui s’attaquent aux problèmes de l’intermittence plutôt que de s’engluer dans ceux de la sécurité (hypothétique) du nucléaire. Pour la fin, une boutade « humoristique » de 2008, mais tout à fait d’actualité, de l’ancien président d’EDF, Marcel Boiteux, qui mit en branle, sous la présidence Giscard, tout le programme nucléaire (notre précédente transition énergétique). Il défend, avec l’ancien président et une pléiade d’hommes politiques et d’anciens hauts fonctionnaires, de concert avec le collectif Vent de colère, le bon peuple contre les méfaits de l’éolien. Ah, les braves gens ! Pour cela, il invoque « les spécialistes… qui savent comme une évidence que le Kwh [kWh, monsieur le Président. NDLR] éolien est de très mauvaise qualité, comparé au Kwh des centrales qu’on met en route quand on le veut. » Nous découvrons à cette occasion que ce grand commis de l’état n’est pas polytechnicien, mais normalien, mathématicien et économiste. Personne n’est parfait, et c’est sans doute pour cela qu’il a pu lui échapper que les centrales nucléaires ne se mettent pas en route quand on veut, sauf à l’avoir prévu des semaines à l’avance, et surtout qu’elles ne s’arrêtent pas quand on veut, comme l’a rappelé un désastre encore frais dans quelques mémoires, et, enfin, qu’il n’est possible de modifier leur puissance que très progressivement : on est à l’échelle de longues journées. Bref, tout l’inverse de l’éolien et des capricieuses énergies renouvelables intermittentes, mais pas mieux adapté pour faire face aux besoins de la consommation, qui peuvent varier fortement d’une heure à l’autre et d’un jour à l’autre.
Honnêtement, à choisir, je préfère courir le risque d’être décapité par une pale d’éolienne voyageuse (ce qui ne s’est jamais produit), que de voir la vie de toute une région empoisonnée par un accident nucléaire (n’oubliez pas vos petites pastilles d’iode 127, à prendre… avant l’accident, de préférence…  et distribuées cette année même à Brest autour de la base navale).

Heureusement, cela ne peut qu’aller mieux en 2014 : c’est notre vœu pour tous.

 pile Mais de bonnes nouvelles pour le stockage de l’énergie.

Le stockage de l’énergie, notamment électrique produite par les énergies renouvelables intermittentes (éolien et photovoltaïque), fait l’objet d’intenses travaux dans le monde entier, et on peut noter quelques progrès importants.
•    Les batteries Zinc/air d’Eos : le projet avait connu des hauts et des bas et était un peu sorti de l’actualité, mais de nouveaux travaux de recherche par une équipe de l’Université de Stanford ont permis, au second semestre 2013, de le remettre sous les projecteurs, avec une expérimentation en cours avec la société new-yorkaise d’électricité Con Edison. Les perspectives sont très brillantes : 10 000 cycles de charge/décharge, soit jusqu’à 30 ans de vie, et un objectif de prix de 160 $/kWh (pour une installation de 1 MW, stockage 6 h), qui devrait être atteint dans les 18 prochains mois, alors que les perspectives pour les batteries Li-ion ne sont pas à moins de 300 $/kWh, pour une durée de vie beaucoup plus courte (1500 cycles.) Les batteries au plomb, technologie très mature, sont au même niveau de prix au kWh que l’annonce pour le Zn/air, avec une durée de vie beaucoup plus courte (1000 cycles) et une densité de stockage quatre fois plus faible. Ajoutons enfin que cette technologie serait beaucoup moins dangereuse que Li-ion, notamment plus tolérante en température et sans risque d’incendie. Les plus optimistes voient déjà des systèmes de stockage de masse réseau, couplés aux parcs éoliens ou photovoltaïque, qui permettraient de délivrer du courant sans interruption et à des coûts très proches des coûts réseau actuels, en y intégrant les équipements de pointe (CCCG : centrale à cycle combiné au gaz), indispensables pour les énergies renouvelables intermittentes comme pour le nucléaire, rappelons-le. Nous suivrons donc avec attention la suite des essais en cours aux États-Unis.
•    Par ailleurs, plusieurs rapports consistants et de nombreux articles ont été produits ces deux derniers mois sur la problématique du stockage réseau, dont notamment, il y a deux mois, un document produit par l’Ademe, ATEE et la DGCIS, « Etude sur le potentiel de stockage d’énergies » (peps—rapport-public1.pdf), appliquée au cas de la France, dans le cadre des scénarios officiels, et surtout le « DTU International Energy Report 2013 », de la Technical University of Denmark (DTU International Energy Report 2013.pdf), qui traite des perspectives 100% renouvelables visées par le Danemark. Les pistes ne manquent pas ; c’est ensuite une question de volonté et de sens de l’urgence. Le sujet est dans l’air, et il figure également dans les thématiques retenues par Madame Lauvergeon pour son concours mondial d’innovation.

3.    Chroniques de la transition heureuse

4.    A vous de jouer !

PREH

PBDB

RELAI

  PREH Ça bouge dans le bâtiment !

L’année 2014 devrait être celle du grand tournant en matière d’économies d’énergie dans le bâtiment et de réhabilitation du bâti. Il va falloir suivre ce qui se prépare à tous les niveaux et qui sera opérationnel vers le milieu de l’année. Tout un tas de dispositifs et d’initiatives va converger pour proposer aux habitants des procédures très simplifiées, des aides et des financements, et surtout des solutions techniques optimisées : le plus juste prix pour la meilleure performance, au niveau des capacités financières de chacun.
Ceci se passe au niveau de l’état, avec le PREH (Plan de Rénovation Energétique de l’Habitat), au niveau des régions, la région Bretagne étant en pointe avec le PBDB (Plan Bâtiment Durable Breton), au niveau des organisations professionnelles du bâtiment, comme par exemple la Chambre des Métiers et de l’Artisanat des Côtes d’Armor (Bâtipôle), qui a mis en place une opération RELAI (réseau local d’artisans indépendants du bâtiment), pour répondre à la demande des propriétaires dans le cadre de Vir’Volt ma maison, l’initiative du pays de Saint Brieuc.
Donc, plus que jamais, suivez la mise en place de tous ces dispositifs, ce à quoi nous vous aiderons, et ne vous laissez pas embarquer par le premier venu : plusieurs propositions vous montreront le large éventail de l’offre, en continuelle amélioration.

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