Revue de presse n°34 – 2014 – semaine 49

La confrontation des modèles pour notre électricité demain : nucléaire et centralisée, comme on veut nous l’imposer, ou renouvelable et décentralisée, comme chez tous nos voisins ? C’est encore et toujours l’actualité de la semaine. Bien sûr, on préfèrerait un peu de « bisounours », par exemple pouvoir annoncer que telle région, tel département, telle collectivité française sortent des énergies fossiles et fissiles gràce à leurs ressources renouvelables. Les informations que nous recevons tous les jours ne vont hélas en général pas du tout dans ce sens, malgré quelques discours sans réelle concrétisation.

« En France, le lobby nucléaire, c’est l’Etat ! » (lien cliquable) C’est Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’environnement qui l’explique abondamment dans un livre paru en septembre : l’état nucléaire. Elle y détaille comment, sans une vigoureuse réaction populaire, nous ne sortirons pas du nucléaire, jusqu’à la ruine qui pourra prendre beaucoup de visages : financière, industrielle, nucléaire. Bizarrement (?) son livre a rencontré peu d’écho dans les grands médias, qui prennent bien garde à ne pas se mettre mal avec ce lobby tentaculaire qui est un de leurs bons annonceurs. Elle l’a connu de près, et ceci nous confirme dans notre détermination à le dénoncer à tous les niveaux.

Le lobby électro-nucléaire : je veux tout ! (lien cliquable) Est-ce pour mieux « torpiller » les énergies renouvelables ou pour s’assurer une pérennité « inoxydable » (on ne sait jamais), toujours est-il que le lobby fait main basse sur tout les projets et les financements publiques, qui lui sont généreusement attribués… par ses comparses étatiques. Bien sûr, loin de moi l’idée qu’il y ait eu là la moindre entorse aux règles qui président aux attributions de crédits : elles sont faites pour ça ! Et nous nous enfonçons ainsi dans toujours plus de monopole de fait et de centralisation, pendant que tout est fait pour dissuader le montage de projets locaux lancés « d’en bas ».

Le rapport « interdit » en France ?. (lien cliquable) Nous avons, dans la newsletter du mois d’août (n°11), présenté le rapport final (en allemand) de la très importante étude allemande Kombikraftwerk : 7 ans et une dizaine de grands partenaires scientifiques et techniques. Elle démontre que, à l’échelle d’un grand pays comme l’Allemagne, l’électricité 100% renouvelable est tout à fait jouable, et même moins vulnérable que des systèmes centralisés. Elle indique que les démarches en cours en Allemagne vont y conduire dans les 20 ans à venir. Ceci ne fait bien sûr pas les affaires du lobby nucléaire français et de ses commis, qui claironnent le contraire à longueur de grands médias. Médias qui n’ont pas mentionné le travail allemand, qui heureusement est dans une langue incompréhensible par l’immense majorité des Français. Mais le lobby aime quand même savoir… Il a donc fait faire une traduction en français par une officine financée à 50% par les états : l’office franco-allemand pour les énergies renouvelables, un cénacle où se retrouve tout un petit monde d’initiés ayant les moyens de payer une conséquente adhésion. La traduction du rapport résumé, payée en partie par nos impôts, est donc accessible aux seuls adhérents, à ne surtout pas publier pour le plus grand nombre. Et donc, le lobby et ses haut-parleurs pourront continuer à vous « bourrer le mou » sans crainte de contradiction. Et voilà pourquoi votre fille est muette !

Au paradis des énergies renouvelables et de la voiture électrique (non nucléaire), deux jours pour recharger ses batteries ! (lien cliquable) C’est l’aventure d’un Californien, parti faire un déplacement de 35 miles hors de San Francisco dans sa Nissan Leaf, avec seulement 50 miles de réserve. Il a un bon outil de localisation des bornes de charge, mais il n’indique pas leur statut : disponibilité, queue d’attente etc. Il y a encore du chemin à faire.

Et retour sur le poids du lobby électro nucléaire : (lien cliquable) ce qui est possible en Allemagne et impossible en France ou l’état-lobby, comme Big Brother, vous « protège » des déviances décentralisatrices. Il est plus efficace – pour le moment – dans ce combat « pour votre bien » que dans la lutte contre les stupéfiants ou le tabac ! Mais les drogues ont aussi leurs lobbies : ceci explique sans doute aussi cela.

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