Revue de presse n°10 – 2014 – semaine 25

Ils ont tout compris : (lien cliquable) Il y a quand même des lecteurs qui ont l’esprit mal tourné, mais il faut dire qu’il y a matière ; la loi prévoit en effet non pas que le nucléaire diminue, mais qu’il ne dépasse pas son niveau actuel, Flamanville inclus. Pour que sa part passe de 75 à 50% , il faut que la consommation augmente de 50%. Vive la voiture électrique !

Un premier Land allemand sera 100% énergies renouvelables dès cette année. (lien cliquable) Ce n’est certes ni le plus gros, ni le plus industriel, mais encore une fois, il faut un début à tout, et ça arrive d’abord là où c’est le plus facile. Le Schleswig-Holstein, au nord de l’Allemagne, tout près du Danemark, lui aussi très avancé dans la démarche. L’objectif n’est pas d’en rester là, mais d’atteindre 300% de couverture, pour alimenter les grandes villes voisines, Hambourg et Brème. Comme ils disent chez nous : « ça ne marchera JAMAIS ».

Et bien sûr, les Russes s’en mêlent ! (lien cliquable) Avec toute leur tradition de complotisme mondial, il fallait s’y attendre : en fait, toute l’opposition aux gaz de scistes est manipulée par l’éternelle Russie, soucieuse de préserver les marchés de son gaz naturel et les moyens de pression géopolitique qu’il lui donne… Heureusement, l’OTAN veille.

Photovoltaïque : les forces en présence. (lien cliquable) Parmi les dix premiers producteurs mondiaux, il y a sept Chinois, deux Japonais et un Américain, spécialisé dans les couches minces. Les quinze premiers représentent 60% de la production mondiale, et la production française (300 MW) fait moins de 10% de celle du premier mondial, Yingli. Les Américains n’ont pas jeté l’éponge : les barrières douanières ont fait grimper les prix de 20%, mais de gros acteurs (Elon Musk, le constructeur des voitures électriques Tesla) vont investir dans des unités de production de plus de 1 GW par an . Comme dirait l’autre, il est peut-être temps de sauver l’industrie française du photovoltaïque (avec les miettes d’investissement laissées par le nucléaire ?)

On a le tourisme qu’on peut. (lien cliquable) Pendant que nos ministres s’efforcent de « booster » notre tourisme pour passer la barre des 100 millions de touristes par an, avec travail du dimanche, interdiction des éoliennes et des parcs PV notamment, nos voisins germains utilisent leur développement des énergies renouvelables, tourné vers l’avenir, pour attirer les visiteurs. Ce sont notamment les Français qui, mis à part les députés et toutes nos « élites » (ceux qui savent et ne veulent pas), se précipitent pour constater que ce qui est impossible de notre côté du Rhin le devient outre-Rhin. On peut aussi constater que la nature n’en est pas pour autant dévastée et qu’il y a moins de détritus qui trainent partout. Europe, vous avez dit Europe ?

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