Revue de presse n°2 – 2014 – semaine 17

La principale difficulté de cette revue est la faiblesse des publications en français, en très petit nombre sur les sujets de l’énergie, et reprenant souvent a minima des publications en anglais.

L’électricité à partir des énergies fossiles s’engage dans un déclin rapide (lien cliquable) : le manque à gagner de ce secteur va dépasser les 20 000 milliards d’€ sur les vingt prochaines années, ce qui va entraîner de fortes pertes de capitalisation. Nous en avons déjà parlé. L’article est en anglais, mais il est riche et détaillé, avec de nombreux liens pour bien comprendre comment la transition énergétique va être profonde, même si en France, on affecte le déni.

Comment l’Allemagne va se sortir des énergies fossiles et fissiles (lien cliquable) : cela ne sera pas sans mal, dans un pays qui ne regorge pas de ressources renouvelables. Mais ils ont bien anticipé et je ne suis pas aussi pessimiste que l’auteur. Enfin, je suis moins pessimiste pour l’Allemagne que pour d’autres pays…

Notamment, les Allemands vont massivement investir dans le stockage de l’électricité renouvelable (lien cliquable) : ils développent, dans ce domaine clé pour le futur, une activité de R&D, mais aussi de mise en place de modèles économiques et de marketing tout à fait remarquable, comme ils l’ont fait, depuis plusieurs décennies, dans la production éolienne et photovoltaïque.

Même Boris Johnson, le maire tory de Londres, se lance dans une démarche de production locale (lien cliquable), avec l’objectif de subvenir en 2025 à 25% des besoins de la capitale anglaise en électricité. Quand on pense que la question a été totalement absente de nos récentes élections municipales…

Et pendant ce temps, la France perd les dernières plumes de son industrie de l’énergie (lien cliquable) : déjà que les éoliennes d’Alstom étaient espagnoles (Ecotecnia), nous voici désormais devant la reddition, soit au numéro deux mondial du domaine, l’américain General Electric (passé n°6 en 2013, derrière des Chinois et Indiens), soit au numéro 4, l’allemand Siemens, très fort en offshore. Une confidence : il y a ainsi plus de chances que les projets éoliens offshore français tournent sans trop de problèmes. C’est la fin de la longue agonie de l’industrie lourde de l’énergie électrique française, commencée il y a près de 40 ans avec la mise à mort de la CEM (Compagnie Électro-Mécanique), à l’initiative d’EDF.

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